24/09/2012

ILE WAYAG - LES RAJA AMPAT

Dans la baie profonde de Kabuy, les dinghys se sont approchés de la roche karstique, phénomène d'érosion hydrochimique et hydrolique de la roche calcaire. Elle abritait une flore et une faune caractéristique. Karstique vient du slovène "Kras" région de Slovénie. Nous nous sommes glissés à travers ces labyrinthes d'îlots karstiques des Raja Ampat.


Le Katharina avait pris du retard, le temps ne nous était pas favorable. Impossible de songer à l'ascension des "Trois frères". La pluie violente s'est abattue sur le pont, nous sommes déprimés. Pourtant, malgré la menace d'une mer qui grossissait, l'horizon était magnifique sous un ciel métallique, un ciel d'acier.


Dans les îles, le temps s'est assagi et nous avons pu partir pour une balade découverte dans les Raja Ampa. Aux pieds, nos chaussures aquatiques, nous avancions dans l'eau. Au loin dune barrière de corail où les vagues venaient s'échouer, ourlées d'écume.

A bord, sous le tau, nos fauteuils stoïques, bien alignés par les soins de l'équipage, avaient résisté aux assauts de la pluie. Il n'y aurait qu'à les essuyer pour les occuper à nouveau.

Les mangroves sous la pluie.

23/09/2012

Ile WAGMAG – Archipel de MISOOL – RAJA AMPAT

Nous avons quitté FAK FAK et croisé le monument à la gloire du peuple papou. Grâce à mon super zoom, j'ai pu en saisir une silhouette aux formes distinctes, auréolée d'une brume de chaleur.

Sous le tau, dans l'attente du déjeuner sur fond de musique classique, chacun s'est occupé, qui en bavardant, qui en lisant, qui en fumant, qui à ne rien faire ! La police de Fak Fak est montée à bord, histoire de boire une canette avec le capitaine. Le Katharina a repris sa navigation. Au soir, une frégate, grand oiseau blanc, s'est échouée tout en haut du mât, ailes déployées.

Au matin du 27 décembre 2011, le Katharina a jeté l'ancre vers 6h du matin. Nous avions navigué toute la nuit en direction des Raja Ampat.


Il faisait encore doux lorsque nous sommes partis à bord des dinghys à la découverte des coraux à fleur d'eau, petits poissons perroquets, anémones phosphorescentes. Les dinghys s'approchaient au plus près, masques et tubas s’avéraient inutiles. Mais impossible de débarquer les coraux ne nous le permettraient pas, ni le ciel qui brutalement se noircirait. Notre retour fut balayé par le vent et la pluie en rafales.

"Blue mangrove" la mangrove bleue. Dans quelques mètres d'eau des coraux de toutes sortes.


FAK FAK au marché l'heure de se mettre à table

Derrière le comptoir de la petite échoppe à ciel ouvert, se préparait une cuisine dont nous n'avons pas connaissance, dont les ingrédients nous échappaient. Mais bientôt il y aurait foule à attendre pour être servis.

A l'écart derrière les vendeuses, des bancs, des tabourets, des tables, un ensemble disparate qui accueillait  les clients. 

Les pains de glace ont été découpés en petits morceaux. D'un geste ferme, la "restauratrice" bat le sac de plastique afin d'obtenir de la glace pilée.

Sous les parasols, les premières clientes se sont approchées de l'étal, la cuisinière à commencé à répondre à leur demande.

Il m'est impossible de décrire, sous la glace pilée, les différents ingrédients qui composeraient le déjeuner des clients du marché de Fak Fak. 

Casquette vissée sur la tête, à l'abri de sa visière étoilée, ce grand-père regardait défiler tout un monde. Le sien mais aussi ces visages venus de très loin, les nôtres. Il semblait s'en amuser avec bienveillance.

22/09/2012

FAK FAK balade en ville

En quittant le marché, rencontre avec un enfant de Noël. Il avait trouvé place sur la moto de ses parents. Son petit bonnet de lutin faisait office de casque. 
 Nous étions dimanche et l'office se déroulait à l'intérieur, un office particulier puisque plusieurs baptêmes étaient célébrés par le prêtre en fonction à Fak Fak.

 Pas forcément intéressée par ce qui se passait vers l'autel, mais déjà attentive à séduire.
 Un sourire plein de charme qui s'ouvrait sur des dents d'une blancheur parfaite. Le jeune garçon se tenait sage, pour un temps, assis sur l'un des bancs de bois alignés dans le chœur de l'église.
 
Un micro portait la voix de l'officiant, parents recueillis, enfants libres d'aller et venir dans les allées, pleurs d'un bébé, tout cela participait de l'instant de grâce. Nous étions au lendemain de Noël et dans ces lointaines contrées, la crèche accueillait les fidèles.
A la fin des cérémonies, les fillettes ont posé devant nos objectifs un peu troublées, mais ravies. Robes de dentelle, celles que l'on appelle encore ici, robes du dimanche.

Dans une même petite ville, cohabitaient avec paix et sagesse, l'église et la mosquée. Nous nous sommes arrêtés un moment, sans entrer à l'intérieur, juste écouter Narto nous la présenter.

Rien de très particulier sous ce toit de tôle ondulée, brûlant sous les rayons du soleil, croisé en revenant au port... si pourtant le portrait du Ché !

FAK FAK Jour de marché

 Presque timide, sans fard, elle avait pourtant ce sourire qui illuminait son visage.
Udjang, notre cuisinier avait emporté avec lui sa liste de courses. Mission  dont il s’acquittait avec zèle.
C'était une étrange petite fille, très jeune, dont le destin se confondrait avec l'histoire de cette terre lointaine de Papouasie. Je n'ai pas vraiment su si elle souriait ou si tout à coup notre présence lui fut inquiétude.

Derrière ce quatuor bien joyeux, Memet, cuisinier d'équipage, mais que nous avions connu comme le petit mousse du Katharina, nous observait de loin. Le capitaine l'avait-il chargé de surveiller ses "ouailles" lâchées dans ce marché ?

Attention "danger" ! Un p'tit kilo de ce qui pique, bien rouges, bien brillants, ces piments. Superbe balance, face au client, qui ne dissimulait pas le poids de ce que contenait l'unique plateau.

 Sous le voile, sous la tenue singulière, était-ce une religieuse ou une musulmane ? 
Il avait de quoi sourire le petit marchand du marché de Fak Fak. Il venait de vendre quelques- unes de ses marchandises à Udjang. Il faut savoir que nous étions 24 bouches à nourrir à bord de notre voilier.