Quelques gerbes de roseaux hérissés affleuraient à la surface de la lagune aux reflets irisés, qu’un léger courant faisait frissonner. Seule source de lumière encore visible était le soleil à son coucher. L’ombre avançait sans hâte mais avec certitude. Il y avait de la douceur, de l’intimité dans le geste de la main qui s’inclinait, s’abandonnait à la dune. Mais quelles étaient ces empreintes de pas qui avaient creusé le sable ?
On a marché sur la lune ! … Le croyez vous ? Non, les silhouettes qui se fondent à l’horizon, foulent de leurs pas des dunes qui n’en conserveront pas la trace. Mais restera intact l’émerveillement devant la saisissante beauté des Lençois.
Harmonies des couleurs d’un paréo qui se détachait magnifiquement entre le sable de la dune et le ciel si bleu, si pur, qu’il en paraissait presque irréel. Image radieuse qui aurait pu n’être qu’éphémère, mais que l’objectif du photographe avait su saisir et emporter avant qu’elle ne disparaisse.
Dans cette fabrique on mélangeait de l’iode au sel pour en remplir des petits sacs. Etrange conception d’un designer fou, l’antique bicyclette avait été posée là, contre l’entassement des sachets de sel. Non qu’elle les soutienne, mais pour faire ressortir ses lignes et le dessin de son cadre !! Où allait se nicher la coquetterie des bicyclettes brésiliennes ?
C'est ici, oui c'est bien ici, que nous sommes entrés dans la lagune, que nous y avons immergé nos corps avides d'eau. Ce n'était guère profond, mais qu'importe le bonheur était là à portée de nos mains qui caressaient l'onde.
Les Lençois et leurs lagunes, une émotion esthétique que jamais je n’oublierai. De retour du Brésil, d’un Brésil qui nous a conduits sur le fleuve Amazone à la rencontre des populations installées sur le bord du fleuve dans des maisons sur pilotis, les « caboclos ». Ils se nourrissent du produit de leur pêche, des fruits qu’ils vont cueillir chaque jour et rapportent dans de grandes corbeilles par le fleuve. Nous avons longé les mangroves, aperçu des fruits exotiques connus et inconnus, regardé évoluer de magnifiques oiseaux, des ibis rouges, des grues neigeuses, des grands hérons. Nous sommes allés à la rencontre des perroquets, sur l’île aux perroquets, au tout petit matin pour les regarder s’envoler par couples à jamais unis. A l'embouchure du fleuve Amazone, nous avons découvert Belem et son étonnante architecture mêlée du baroque allemand, architectures italienne, portugaise, française. Combien fut belle notre visite à Alcantara, sous un soleil de plomb, après une traversée à bord d' un catamaran lancé à toute vitesse sur une mer houleuse. Je garde le souvenir des petites bourgades coloniales aux couleurs chatoyantes, aux rues pavées. Sao Luiz et notre heureux séjour, nous étions au début de notre voyage - cap nord-est.... Si vous voulez en savoir plus, rendez-vous ici au fil des jours, je vous raconterai.


Ainsi, cette soirée qui devait consacrer le travail et le talent d’une artiste s’est déroulée hier soir non loin du célèbre boulevard Haussmann, du nom d’un baron qui avait l’obsession de la ligne droite, « le culte de l’axe ». Nous sommes venus nombreux parce que nous voulions qu’elle sache combien nous étions fiers et admiratifs de son œuvre féconde où les émotions affleurent, lui dire merci de nous laisser pénétrer dans son monde imaginaire porté par le souffle de son imagination.
A gauche « l’Envol », des propres mots de l’artiste « cette toile est « dédiée »… à un sentiment, à une impression… la liberté, la plénitude… l’intemporel… Une grâce posée là par les couleurs par la matière ». Sur le catalogue on peut y lire « réservé » ! Et, réservée, sa place l’est aussi sur l’un des murs de ma maison. Ceux qui savent comprendront. A droite « Le Rêveur », l’une des toiles qui a recueilli un succès remarquable. Le dos tourné, il porte son regard sur la mer, laisse ses pensées y dériver.
Bienvenue aux amateurs d’art, de talents, aux promeneurs attentifs, ouverts à toutes les formes de l’aventure de l’âme et des émotions. Je vous invite à ouvrir ce lien, celui de la compagne de mon fils, Sylvie Lavignac. http://lavignacsylvie.free.fr/Vous y trouverez comment vous rendre à la Galerie Everarts à Paris dans le 8ème arr. Elle y exposera ses toiles en septembre, en compagnie d’un autre peintre venu de Chine, Zhihong WEI. Alors n’hésitez pas, elle vous invite au voyage, venez découvrir son regard.
Mise à l’honneur en ouverture du Festival, Louise Brooks, dont on allait projeter « Loulou » (1929), un film réalisé par Georg Wilhelm Pabst. La séance serait accompagnée par une création musicale de Airelle Besson, Yonnel Diaz et Emmanuel David « aux accents funk, jazz et électro, dans le respect de la force tragique et émotionnelle de cet immense chef-d’œuvre de Pabst ». Sous la puissance des projecteurs le podium de La Villette me semblait si loin, mais il était cette marche vers la cour des grands pour ces musiciens de talent. Devant l’écran gigantesque où allait se dérouler l'histoire poignante, tragique de Loulou, ce soir-là j’étais fière d’Emmanuel, le compagnon de ma fille, papa de notre extraordinaire petite fille. Deux mille neuf serait l’année du réalisateur G.W. Pabst et je croisais les doigts pour que cet événement cinématographique propulse la musique originale de EYA.
Sur la pelouse du cinéma en plein air de la Villette, à la Porte de Pantin à Paris, ce premier soir, peu à peu les spectateurs s’installaient avec leurs transats, leurs couvertures, et bien sûr sans oublier les provisions de bouche et autres breuvages alcoolisés ou non. La soirée était douce, clémente. C’était une chance car les jours qui avaient précédé ce 15 juillet n’auguraient pas ce ciel clair et tranquille.
Vue aérienne sur Belem, notre premier regard sur ce Brésil, instant magique où tout sera à venir.
C'est le dimanche 12 octobre que nous nous envolerons sur la Tam Airlines à une heure tardive avec mes petits amis pour le Brésil, où nous atterrirons à Belem au lendemain. En quelques lignes chipées sur notre programme, voici notre itinéraire, juste pour vous faire rêver. C'est un itinéraire original (ça c'est ce que l'on nous promet...mais je le crois, je l'ai toujours cru) pour découvrir un autre Brésil. Une première étape nous conduira à Belem située à l'embouchure du fleuve Amazone. Une exploration des aspects méconnus de l’Amazonie du côté de Belem. Puis à l'étape suivante, nous nous dirigerons vers le Nordeste sauvage avec Sao Luiz, ville insulaire fondée par des Français, puis le parc national de Lençois Maranhenses. Nous découvrirons ce désert de dunes blanches et de lagons aux eaux cristallines qui s'étend sur 155 000 hectares et forme le plus grand parc national du nordeste, classé depuis 1981, et l'une des 7 merveilles naturelles au monde. Mais n'oublions pas le fantastique delta des Amériques, les plages paradisiaques de Jericoacoara et la sublime Fortaleza. Puis départ pour Brazilia, classé patrimoine du monde par l’UNESCO pour son architecture unique. Avant de conclure nous nous dirigerons vers le Minas Gerais pour ses trésors baroques et les plages paradisiaques et la vie trépidante de Rio.
Alors vous pouvez comprendre combien je trépigne d'impatience. Rendez-vous compte, l'année passée trois voyages, cette année un seul et il aura fallu l'attendre jusqu'à cet octobre à venir. Mais ne dit-on pas que l'attente fait partie du plaisir ! Peut-être mais en la circonstance mon plaisir s'impatiente et je ne suis pas disposée à croire en la "sagesse populaire"!
Quel plaisir, si, si, je vous l'assure, de découvrir une photo, un fragment de souvenir lié à un visage et savourer la joie d'avoir été choisie et publiée, enfin ma photo !